La qualification historique de la Côte d’Ivoire pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 continue de faire réagir à travers le continent. Parmi les voix les plus remarquées figure celle d’André Onana, dont le message de félicitations s’est rapidement transformé en une critique à peine voilée de la gestion du football camerounais. Au lendemain de la victoire des Éléphants face à Curaçao (2-0), synonyme d’une première qualification pour la phase à élimination directe d’un Mondial, l’international camerounais a publié un message lourd de sens sur ses réseaux sociaux.
« Félicitations à la belle-famille. Ça aurait pu être nous mais… Ego… Ego… L’ego de Donatien K… En tout cas, bonne nuit ». Un message court, mais explosif.
Des félicitations qui cachent un profond regret
En saluant la performance ivoirienne, André Onana exprime surtout son immense frustration de voir le Cameroun absent de cette Coupe du monde. Pour le portier des Lions Indomptables, l’échec ne s’explique pas uniquement par des raisons sportives. Son allusion répétée à « l’ego » laisse entendre que les conflits internes auraient pesé bien plus lourd que les résultats sur le terrain.Sans citer explicitement Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), la publication ravive les tensions qui secouent le football camerounais depuis plusieurs mois.
Une crise qui continue de diviser le Cameroun
Depuis les éliminatoires du Mondial, les désaccords entre la Fecafoot et le ministère des Sports ont profondément perturbé la sélection nationale. Les relations conflictuelles autour de l’encadrement des Lions Indomptables ont alimenté un climat de crise qui a finalement débouché sur l’absence du Cameroun au rendez-vous mondial. Plusieurs anciennes figures du football camerounais, dont Joseph-Antoine Bell, avaient déjà dénoncé cette situation, estimant que les querelles de gouvernance avaient fini par coûter une qualification pourtant à la portée des Lions.
Un retour en sélection qui semble s’éloigner
Cette nouvelle prise de parole risque également de compliquer davantage l’avenir international d’André Onana. Écarté de la sélection depuis plusieurs mois dans un contexte de fortes tensions, le gardien de but continue d’afficher publiquement son désaccord avec la gestion actuelle du football camerounais. Ses déclarations renforcent l’impression d’une rupture toujours profonde entre certaines figures majeures de la sélection et les dirigeants de la fédération.
Pendant que la Côte d’Ivoire écrit son histoire…
Au même moment, la Côte d’Ivoire savoure l’un des plus grands exploits de son histoire. Portés par un doublé de Nicolas Pépé face à Curaçao, les Éléphants accèdent pour la première fois aux seizièmes de finale d’une Coupe du monde et nourrissent désormais l’ambition de poursuivre leur aventure.
Une réussite que beaucoup de Camerounais observent avec admiration mais aussi avec un sentiment de regret. À travers son message, André Onana résume ce que pensent une partie des supporters des Lions Indomptables : avec davantage d’unité et moins de conflits, le Cameroun aurait peut-être lui aussi eu sa place parmi les nations encore en lice.
Firmin DANNON

