À seulement 18 ans, Lamine Yamal ne se cache plus. Avant même le huitième de finale de l’Espagne face à l’Autriche, le prodige de la Roja affiche une confiance totale en son équipe et en son destin. Pour lui, la Coupe du monde 2026 a un seul vainqueur : l’Espagne.
Invité sur les ondes de la radio espagnole Cope, l’ailier du FC Barcelona a livré un discours aussi ambitieux qu’assumé. « Je pense que je vais gagner la Coupe du monde cette année. »
Une déclaration forte qui illustre l’état d’esprit d’un joueur déjà habitué aux grands rendez-vous malgré son jeune âge. Auteur d’un but depuis le début du tournoi, Yamal estime que le contexte est favorable à la Roja, d’autant que plusieurs nations majeures ont déjà quitté la compétition. « C’est la Coupe du monde. Beaucoup de grandes équipes sont déjà éliminées. Nous devons saisir notre chance », rassure-t-il.
La France ? Un adversaire redouté, mais pas supérieur
Dans un tableau relevé, l’Espagne pourrait croiser le Portugal en quarts de finale avant un éventuel choc contre la France dans le dernier carré. Une perspective qui n’impressionne pas le phénomène espagnol.
« La France n’est pas meilleure que nous. Ils ne nous ont pas battus, donc ils ne peuvent pas être meilleurs que nous. Ils ont d’excellents joueurs et sont en grande forme, mais il n’y a pas de véritable favori dans cette Coupe du monde. Des propos qui promettent déjà une confrontation électrique si les deux sélections tiennent leur rang jusqu’en demi-finale. « Je ne veux pas que tout le monde m’applaudisse »
Au-delà de ses ambitions sportives, Lamine Yamal a également évoqué sa relation particulière avec le public adverse. Le jeune Espagnol assume pleinement son image de joueur qui divise. Il raconte une discussion avec son entraîneur, Hansi Flick, qui lui rappelait que Pedri avait déjà reçu les applaudissements des supporters adverses.
Mais la réponse de Yamal en dit long sur sa personnalité. « Si je célèbre seulement avec mes coéquipiers, ils me siffleront quand même. Nous ne sommes pas pareils. »
Selon lui, Pedri possède un profil universellement apprécié, comparable à celui de Andrés Iniesta. Lui, en revanche, accepte d’incarner un personnage plus clivant. « Une partie des gens va beaucoup m’aimer, tandis que l’autre entretiendra toujours cette rivalité propre au football. Et c’est ce qui fait la beauté du football. »
Dans les pas des plus grandes stars
Pour défendre son point de vue, Yamal rappelle que les plus grandes icônes du football ont elles aussi été régulièrement sifflées. « Depuis toujours, Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Neymar, Vinícius Júnior et Kylian Mbappé ont été sifflés. Je vis très bien avec ça et je ne veux pas que cela change. J’aime cet aspect du football. »
Une Roja portée par une génération sans complexe
À ce stade des matches à élimination directe, l’Espagne affiche un visage conquérant. Et Lamine Yamal en est le symbole. Talent exceptionnel, personnalité affirmée et confiance débordante : le jeune ailier ne se contente plus de rêver d’un premier titre mondial, il annonce clairement ses intentions.
Reste désormais à transformer ces paroles en exploits sur le terrain. Car en Coupe du monde, les déclarations marquent les esprits, mais seuls les résultats écrivent l’histoire.
Firmin DANNON

