Je suis Gildas Zounon, entraîneur de handball, consultant sportif et acteur de terrain profondément attaché au développement de notre mouvement sportif.
À l’épreuve du bilan des cent premiers jours de l’exécutif conduit par le Président Romuald Wadagni, le sport béninois affiche une vitalité opérationnelle qui force l’admiration, loin des simples liturgies politiciennes.

Je puis affirmer que ce premier trimestre a fonctionné comme un accélérateur de particules pour l’écosystème sportif national. En tant qu’homme de terrain, je salue la synergie déployée sur tous les fronts depuis trois mois : le maillage territorial assuré par les championnats scolaires, la Ligue nationale et le championnat primaire, véritables incubateurs de talents, conjugué aux performances internationales. Du sacre de Noëlie Yarigo aux sélections rigoureuses en perspective, de la préparation minutieuse des U20 féminines au Mondial de football au tournoi de Nantes des U16 au handball, sans oublier l’engagement de nos porte-fanions continentaux au volley, basket, handball, rugby, rollers, lutte et boxe, la machine n’a pas marqué de temps mort. Même l’institutionnel s’est transformé avec le passage de témoin à la tête du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football.
Dans cette dynamique de performance, la reconduction et la constance du Ministre des Sports, Benoît Dato, agissent comme un gage éclatant de stabilité et de pragmatisme. Sa lecture managériale, alignée sur la vision rigoureuse du Président Wadagni, permet de maintenir une cohérence redoutable entre la base et l’exigence des résultats internationaux. Cette continuité se trouve d’ailleurs magnifiée par l’élargissement de ses attributions à l’engagement civique : un choix stratégique fort qui vient marier l’éducation par le sport aux valeurs républicaines, offrant ainsi au département ministériel les leviers idéaux pour façonner la jeunesse consciente dont le Bénin a besoin.
Pour la suite du mandat, les attentes se veulent à la hauteur des ambitions affichées. Au-delà de la structuration des championnats d’élite et du soutien financier indispensable aux clubs et fédérations, une urgence absolue s’impose désormais pour préserver nos disciplines de salle : la mise en place de petites arenas modulaires ou, à défaut, la couverture ciblée d’un terrain de handball dans chaque département au sein des 22 stades communaux déjà existants. C’est le seul moyen immédiat de permettre aux sports de main de souffler en attendant la livraison des grands chantiers infrastructuraux.
À la base, je pense qu’il faut aussi structurer un mécanisme de transition régulière des jeunes ayant franchi la barre des 16 ans vers des pôles adaptés pour la suite de leur formation.En somme, le sport béninois a basculé dans une ère de résultats. La cadence est désormais imprimée, il revient au mouvement sportif de redoubler d’effort pour des sacres plus retentissants.
