Près de cent ans d’attente pour un rendez-vous historique. Ce mardi 30 juin à New York New Jersey, la France et la Suède s’affrontent enfin en Coupe du Monde. Un duel inédit aux allures de choc des extrêmes.

Depuis la première édition en 1930, les Bleus et les Blågult ont écrit des pages glorieuses du football international, cumulant 134 matchs dans le tournoi. Pourtant, le destin les a toujours séparés, comme deux trajectoires parallèles refusant de se croiser. En 1958, l’avènement du jeune Pelé privait la France d’une finale épique contre la Suède. En 1994, alors que les Scandinaves s’emparaient du bronze américain, les Bleus regardaient la compétition à la télévision, éliminés durant les qualifications.

Si leur rivalité a déjà vibré en Europe notamment portée par le but légendaire de Zlatan Ibrahimović à l’Euro 2012 , ce 16e de finale mondial bascule dans une dimension nouvelle. Impressionnants au premier tour avec 3 victoires et 10 buts marqués, les Bleus de Didier Deschamps endossent le costume de grand favori du tournoi.

« La France joue à un autre niveau. La seule chance pour son adversaire, c’est lorsqu’elle se relâche et ralentit le rythme », analyse Ibrahimović, désormais consultant sur la FOX.

Face à la machine tricolore, la Suède aborde ce match dans la peau de l’outsider, qualifiée sur le fil parmi les meilleurs troisièmes après un parcours laborieux. Mais le staff scandinave, mené par Graham Potter et son adjoint Sebastian Larsson (buteur face aux Bleus en 2012), refuse de capituler. « Nous avons déjà fait tomber des équipes encore plus redoutables », prévient Larsson.

Le rouleau compresseur français fait peur, mais l’histoire du Mondial est faite de destins brisés et d’exploits héroïques. Face au mur bleu, la Suède s’apprête à jouer la carte de sa vie.

Nel Charbel KOFFI

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